Sentier national – première partie

Je suis quelqu’un de super organisé : j’ai souvent des idées fixes, que je m’organise pour mettre en œuvre, peu importe les conditions.

Quand j’ai dit un peu à la blague à mon amie Lauriane « ON FAIT TOUT LE SENTIER NATIONAL », je ne pensais pas réellement que c’était quelque chose de faisable. Elle non plus. Mais c’est ce qu’il nous fallait comme défi pour nous motiver ensemble à commencer la randonnée. Reste que c’est un projet de (à l’heure actuelle) près de 3 000 km.

Pourquoi on n’essayerait pas de le faire pour vrai? On pourrait y aller par tronçon, selon le temps qu’on a à travers nos horaires chargés, en commençant par ce qui est au Québec, plus près de nous. Faut prendre le temps de le faire. Puis, si jamais on « choke », ce n’est pas tellement grave, on aura fait des belles randonnées. Avoir une ligne directrice vers un but, mais ne pas avoir d’attentes envers celui-ci!

C’est ainsi que les aventures nationales ont débuté : sur un coup de tête, par deux petites filles pas tellement équipées pour la rando, mais qui avaient la motivation qu’il fallait pour qu’un début de projet voie le jour.

La randonnée, jour 1

En plus de commencer dans notre province, on a décidé de commencer par notre belle région, Lanaudière, avec l’entrée la plus à l’ouest et en nous dirigeant vers l’est. Le premier tronçon effectué était le sentier du Massif, dans le parc de la forêt Ouareau. Nous sommes montées à deux voitures, avons stationné l’une d’entre elles à l’entrée du Pont suspendu, près de Saint-Côme, et avons covoituré jusqu’à l’entrée à Notre-Dame-de-la-Merci.

Point 1 à savoir
  • Il faut prévoir son transport à l’arrivée : c’est une ligne droite, tu n’as pas envie de refaire le sentier deux fois parce que ton char n’est pas à la bonne place. (C’est un avantage de partir à deux : un peu plus de voyagement en voiture, mais tu n’achales pas tes amis pour qu’ils viennent te chercher).

La première nuit

Le plan était de prendre ça mollo, en dormant sur place et en ayant deux journées pour faire le 26,5 km. On avait préalablement choisi le moment de notre périple et donc, réservé un emplacement de camping à notre convenance.

Une belle tente super légère et ultra résistante à l’eau, spécifiquement pour la randonnée, ça coûte quand même une couple de bruns. Et comme un chien qui n’a jamais dormi dans une tente est de la partie, emprunter ça à quelqu’un de gentil, c’est moins une bonne idée. Et acheter sans savoir s’il y aura une aventure numéro deux non plus. On est donc allées pour la tente « cheap » qui ne prend pas trop de place et… la réservation d’un abri 3 côtés sur le sentier!

L’abri était dans le premier tiers du sentier, alors on a choisi d’aller porter tout notre matériel à l’abri pour ensuite faire les nombreux petits sentiers en boucles près des emplacements de camping. Quand le ciel a commencé à se couvrir, on s’est dirigées plus rapidement pour aller monter notre tente et on a profité de la plus belle invention pour nous; cet abri trois côtés. En effet, c’était probablement le plus gros orage de l’été et nous avons été bien au sec, sous le toit, pour une soirée de plein air sans stress!

Point 2 à savoir
  • Autonomie complète : oui ça comprend ton eau, ta nourriture, ta tente, etc. C’est tel que tel. Sauf qu’il faut penser aussi aux déchets et à ce qui ressort. Pour les déchets solides, il faut tout transporter pour ne pas contaminer les sites. « Dans la plupart des endroits, le fait d’enterrer les résidus humains demeure la seule méthode réellement efficace ».
  • La tendance est au «leave no trace», un programme qui nous indique comment partir sans laisser de trace en milieu naturel. Le but étant de réduire l’impact de l’humain sur ces milieux, le programme donne des bons trucs tout en informant de la bonne façon de profiter du plein air et de la nature.

Gros orage bien au sec, oui, mais…

Le lendemain, nous étions bien au sec et notre matériel aussi. Par contre, les grandes herbes des sentiers et le sol étaient complètement détrempés. Une chance qu’on avait des housses imperméables pour nos sacs et des imperméables pour nous-mêmes. C’était notre deuxième et dernière journée de randonnée, alors arriver les pieds mouillés à l’auto n’était pas un problème. On en a plutôt ri.

Point 3 à savoir
  • Faut pas avoir peur : ce sont des bénévoles qui entretiennent les sentiers et ce ne sont pas les plus utilisés. Faut suivre les sentiers en regardant bien les balises, parce que sinon ça peut rapidement devenir confus d’être dans les grandes herbes longues au beau milieu de la forêt. Puis garde donc ta carte pas loin, juste au cas.
D’autres points en rafale
  • Toujours trop de stock inutile, mais jamais assez d’eau.
  • Des bas de rechange, c’est toujours pratique et agréable (même dans des souliers mouillés).
  • La chienne qui transporte sa nourriture et son eau, c’est un must.
  • La nourriture déshydratée c’est bon et c’est une belle invention.
  • Pas de pression, ça prendra le temps que ça prendra!

L’aventure est à suivre…

Prochain tronçon à effectuer : où on a laissé le sentier la dernière fois, jusqu’à la Chute-à-Bull. Bref, la grande traversée de Saint-Côme!

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4 Comments

  1. Christophe Condello

    Super intéressant. Bravo. Il y a l’acropole des draveurs et St-tite des caps qui sont de belles randonnées aussi. Bine hâte de lire la suite. Merci.

  2. Liane Larose

    Bravo les filles et merci pour votre partage. C’est plaisant de vous lire. Pour l’eau, connaissez-vous la gourde Alter ego de Aquaovo? C’est une gourde qui filtre l’eau douce à 99.9% grâce à son filtre. Vous pouvez ainsi boire de l’eau où que vous soyez, juste besoin d’une petite veine, une petite rigole ou à même la rivière. Ma copine globe-trotter l’a même utilisé en Inde où l’eau était brune… Moi, au Costa-Rica, j’ai survécue à ma randonnée dans la jungle humide grâce à cette belle invention. Allez visiter leur site aquaovo.com. Le seul hic, c’est qu’il faut aspirer pour boire, donc on ne peut pas l’utiliser pour faire la cuisine. Bonne route pour la suite… Liane

    • mpguzzi

      Bonjour Liane !
      Merci du commentaire.
      Effectivement un très beau produit à découvrir. Nous avions la chance d’avoir un produit similaire, de la marque Katadyn (https://www.katadyn.com/) C’était très efficace, à condition d’avoir un cours d’eau sur le chemin.
      Nous utilisions des gourdes simples pour remplir d’eau à filtrer et buvions seulement à partir de la gourde à filtre.
      Pour la cuisson, comme nous sommes au Québec et que l’eau était claire, nous nous en sommes tenus à la simple ébullition de l’eau et tout s’est bien passé.
      Bonne journée :)

  3. Jeanne A Généreux

    Merci bonne lecture…

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